Apparence
र ra
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॰र -ra forme des a. possessifs: qui donne, qui fait, qui utilise, qui possède.
॰रि -ri forme des a.
॰रु -ru forme des a.
√ ऋच् ṛc_1 v. [1] pr. (arcati) fut. (arciṣyati) pft. (ānarca) aor. [5] (ārcīt) pp. (arcita) pfp. (arcya, arcanīya) abs. (arcitvā, -arcya) véd. briller | louer, vénérer, honorer — ca. (arcayati) opt. (arcayet) faire briller; honorer — dés. (arciciṣati) vouloir honorer.
nādevo devam arcayet Nul autre que Dieu ne doit adorer Dieu.
nārudrastu spṛśedrudraṃ nārudro rudram arcayet [Liṅgapurāṇa] Nul autre que Rudra ne doit ondoyer Rudra, nul autre que Rudra ne doit adorer Rudra.
nādevo devam arcayet Nul autre que Dieu ne doit adorer Dieu.
nārudrastu spṛśedrudraṃ nārudro rudram arcayet [Liṅgapurāṇa] Nul autre que Rudra ne doit ondoyer Rudra, nul autre que Rudra ne doit adorer Rudra.
√ रंह् raṃh v. [1] pr. (raṃhati) pp. (raṃhita) se hâter, se dépêcher | couler, s'écouler.
√ रण् raṇ [relié à ram] v. [1] pr. (raṇati) pp. (raṇita) trouver du plaisir à | faire du bruit; résonner.
raṇ raṇ [onomatopée] ind. imite le cri not. des grues.
raṇ raṇ [onomatopée] ind. imite le cri not. des grues.
rāṣṭrabhṛt [bhṛt] m. soc. véd. épisode rituel du «soutien du royaume» pendant le sacrifice de l'agnicayana; le prêtre adhvaryu y prononce le yajus consacrant les 4 classes.
rāṣṭrapālaparipṛcchā [paripṛcchā] f. lit. np. de l'ouvrage [sūtra] bd. Rāṣṭrapālaparipṛcchā «Questions de Rāṣṭrapāla»; le moine Rāṣṭrapāla y interroge le Buddha sur les devoirs [dharma] d'un accompli [bodhisattva]; ce texte est antérieur au 6⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle.
rāṣṭrapāla
rāṣṭrapāla
√ रा rā_1 v. [2] pr. (rāti) pp. (rāta) donner, accorder, conférer.
√ राध् rādh v. [5] pr. (rādhnoti) v. [4] pr. (rādhyati) pr. md. (rādhyate) aor. [3] (arīradhat) pp. (rāddha) pf. (apa, ā, vi) atteindre, achever, accomplir, réussir — ca. (rādhayati) accomplir, réaliser — dés. (rirādhayiṣati) désirer accomplir; souhaiter réussir.
राधा rādhā [act. rādh] f. prospérité, succès | myth. [GG.] np. de Rādhā «Réussite», bergère [gopī] favorite du jeune Gopāla-Kṛṣṇa à Vṛndāvana; elle était l'épouse du vacher Ayanaghoṣa; Vṛṣabhānu était son père; elle fut déifiée comme Śrī Rādhā, symbole de l'Amour divin, par le mouvement dévotionnel [bhakti] de Caitanya; cf. Rādhikā, Vṛndā, Hlādinī | myth. [Mah.] np. de Rādhā_1, nourrice de Karṇa, épouse d'Adhiratha | astr. np. de Rādhā_2 «Réussite», 14⟨sup⟩e⟨/sup⟩ astérisme lunaire [nakṣatra], aussi appelée Viśākhe.
rāgamañjarī [mañjarī] f. lit. [DKC.] np. de Rāgamañjarī «Bouquet de mélodies», sœur de Kāmamañjarī; malgré les remontrances de sa mère, elle décida de choisir son mari sur ses vertus et non sur sa richesse.
राहु rāhu m. myth. np. de l'influence [graha] Rāhu, dragon daitya qui dévore le Soleil ou la Lune durant les éclipses; il est fils de Vipracitti et Siṃhikā [Saiṃhikeya]; il fut décapité par Viṣṇu alors qu'il buvait l'amṛta qu'il avait dérobé lors du kṣīrodamathana, et seule sa tête est immortelle; sa queue est devenue le 9⟨sup⟩e⟨/sup⟩ graha Ketu; on le représente par une grosse tête avec la bouche ouverte; son corps périssable Ketu est représenté en serpent; il est Dānavapati, roi des ondins [dānavās]; cf. Jalandhara.
राहुल rāhula m. hist. np. de Rāhula, fils du prince Siddhārtha Gautama (futur Buddha) et de Yaśodharā.
√ राज् rāj_1 v. [1] pr. (rājati) pr. md. (rājate) pp. (rājita) pf. (nis, vi, sam) briller, resplendir | être roi; régner sur ⟨g. acc.⟩, gouverner — ca. (rājayati) régner.
राज rāja iic. de rājan.
rājānaka m. roitelet.
rājāvali [āvali] f. lit. np. de l'épopée dynastique du Kaśmīra Rājāvali (ou Rājāvalī) de Jonarāja (1412); cf. Dvitīyarājataraṅgiṇī.
rājadharma [dharma] m. devoir du roi | lit. [Mah.] np. de la section Rājadharma du śāntiparvan traitant des devoirs d'un roi | mod. politique.
rājagṛha [gṛha] n. palais royal | hist. np. de la ville de Rājagṛha «Résidence royale», ancienne capitale du Magadha (avant le 5⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle ant.); on dit qu'elle fut fondée par Jarāsandha comme Girivraja; c'était un centre important de bouddhisme, proche de Nālandā; mod. Rājgīr au Bihāra — a. m. n. f. rājagṛhī habitant de Rājagṛha — f. rājagṛhī np. de Rājagṛhī, ancien nom de la ville | pali rājagaha.
rājakośanighaṇṭu [nighaṇṭu] m. lit. np. du Rājakośanighaṇṭu «Glossaire royal»; cf. rājavyavahārakośa.
rājakośa
rājakośa
rājakulamahāmantrin [mahāmantrin] m. soc. titre de majordome du palais, ministre royal principal.
rājakula
rājakula
rājamārtaṇḍa [mārtaṇḍa] m. lit. np. du Rājamārtaṇḍa «Lumière royale (sur le yoga)», commentaire sur le Yogasūtra de Patañjali_2 [Pātañjalavṛtti] dû au roi Bhojadeva; cf. Bhojavṛtti.
rājapuruṣa [puruṣa] m. la personne du roi | serviteur du roi | gram. [générique] composé qui peut s'interpréter soit comme composé descriptif [karmadhāraya] soit comme composé déterminatif casuel [tatpuruṣa]; dans le premier cas le composant de gauche (ici rājan) est principal [pradhāna] et celui de droite (ici puruṣa) est auxiliaire [upasarjana]; dans le second cas c'est l'inverse.
rājaputrīya [-īya] m. traité médical sur le traitement des éléphants, attribué à Budha (fils de Candra-Tārakārāja).
rājarāṇī [rāṇī] f. géo. np. du temple de Rājarāṇī de Bhuvaneśvarī_1 (11⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle), de plan pañcaratha, sanctuaire d'Indreśvara-Śiva, en grès rose Rājarāṇīya.
rājarāja [rāja] m. myth. np de Rājarāja «Roi des rois», un titre de Kubera | hist. np. du roi Cola Rājarāja_1 (985–1012); sa capitale était Tanjavur (mod. Tamil Nadu); cf. bṛhadīśvara.
rājataraṅgiṇī [taraṅgiṇī] f. lit. np. de la Rājataraṅgiṇī «Rivière des rois», épopée historique en 8000 vers de Kalhaṇa contant les exploits des rois Lalitāditya et Jayāpīḍa, dans un style de sanskrit personnel plein d'émotions mais historiquement fiable (1148); elle fut complétée par la Dvitīyarājataraṅgiṇī de Jonarāja.
rājatas [-tas] adv. (provenant) du roi; par ordre du roi.
rājavāhana [vāhana] m. lit. [DKC.] np. du prince Rājavāhana «Porteur de royauté», fils de Rājahaṃsa et de Vasumatī; il dirige le groupe des 10 princes dont le Daśakumāracarita raconte les aventures.
rājavyavahāra [vyavahāra] iic. de patronage royal.
rājavyavahārakośa [kośa] m. lit. np. du Rājavyavahārakośa «Dictionnaire de commission royale», dû à Raghunātha_3 Paṇḍita; il fut commandé par le roi Marathe Chattrapati Śivajī vers 1675; il donne les équivalents sanskrits des vocables usuels empruntés à l'arabe et au persan; aussi appelé Rājakośanighaṇṭu.
rājavyavahāra
rājavyavahāra
rājayoga [yoga] m. soc. yoga intégral, discipline spirituelle; il mène à la libération [kaivalyamukti]; cf. aṣṭāṅgayoga.
rājaśekhara [śekhara] m. hist. np. de Rājaśekhara Yāyāvara «Diadême Royal», poète de la fin du 9⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle, il est l'auteur du traité de poétique Kāvyamīmāṃsā, du drame Karpūramañjarī en prakrit et des pièces Bālarāmāyaṇa et Viddhaśālabhañjikā en sanskrit; son mahāprabandha Haravilāsa lui valut le titre de Mahākavi | hist. np. de Rājaśekhara_1, roi de Pandalam au Kerala, descendant de la dynastie Pāṇḍya; myth. il trouva l'enfant Ayonija sur les berges de la Pampā et l'adopta comme son héritier; c'est l'origine d'Ayyappā, objet d'un culte important à Sabarimala au Kerala.
राज्य rājya [pfp. [1] rāj_1] a. m. n. f. rājyā princier, royal — n. royauté, empire, gouvernement | royaume — m. hist. np. du prince Rājya Vardhana_1, fils aîné du roi Prabhākara_1 de Sthāneśvara; il succéda à son père à sa mort en 605; il combattit les Huns [hūṇās] dans le Nord et les extermina; et combattit le roi Devagupta du Mālava qui avait emprisonné sa sœur Rājyaśrī après avoir tué son époux Grahavarmā; il fut tué traîtreusement par Śaśāṅka roi du Gauḍa; son frère cadet Harṣa lui succéda en 606 et s'imposa comme empereur.
राक्षस rākṣasa [vr. rakṣas] a. m. n. f. rākṣasī myth. relatif au rakṣas — m. myth. un ogre-vampire du rakṣas; les rākṣasās descendent de Nirṛti [nairṛta]; ces géants errent la nuit dans les lieux déserts, ils ont des formes terrifiantes, des crocs pointus et la langue pendante; ils mangent la chair crue; leur chef est Rāvaṇa; leur direction préférée est l'Ouest; ils guettent les fautes d'exécution dans les rites des mortels; cf. Kirmīra, Kumbhakarṇa, Baka_1, Hiḍimba | astr. np. de Rākṣasa «Mort-vivant», personnifiant l'an 49 d'un cycle de vie [saṃvatsara] | hist. np. du ministre Rākṣasa_1 des Nanda au Magadha; il favorisa le coup d'état de Candragupta sous l'influence de Cāṇakya; cf. Mudrārākṣasa — f. rākṣasī myth. ogre-vampire femelle; cf. Karkaṭī, Kaikasī, Jarā, Tāṭakā, Dīrghajihvī, Śūrpaṇakhā, Hiḍimbā, Holikā.
राम rāma [agt. ram] a. m. n. f. rāmā agréable, charmant; plaisant, beau — m. plaisir | myth. [Rām.] np. du roi Rāma «le Charmant», 7⟨sup⟩e⟨/sup⟩ avatāra de Viṣṇu au tretāyuga; fils de Daśaratha roi d'Ayodhyā de la lignée solaire [sūryavaṃśa] et de la reine Kausalyā, il est né à midi le 9⟨sup⟩e⟨/sup⟩ jour du mois caitra sous le nakṣatra punarvasu; son guru était Viśvāmitra, avec qui il se rendit à Mithilā; il épousa Sītā, fille du roi Janakarāja, en gagnant un concours d'archerie, où il banda, et cassa, l'arc Ajagava de Śiva; Paraśurāma lui donna l'arc de Viṣṇu; Sītā lui donna pour fils Kuśa et Lava; Daśaratha sur ses vieux jours fit de Rāma son héritier; mais sa seconde femme Kaikeyī, lui rappelant sa promesse d'exhaucer un vœu, l'obligea à laisser le royaume à son fils Bharata_1; Rāma s'exila volontairement avec Sītā et son frère Lakṣmaṇa, Bharata_1 assurant la régence; Rāma vécut avec eux comme ermite dans la forêt Daṇḍaka, dans un ermitage sur la rive de la Godāvarī, où il tua de nombreux démons; l'ogre [rākṣasa] Rāvaṇa, roi de Laṅkā, décida de les venger, et déguisé en ascète, enleva Sītā et la transporta à Laṅkā dans son char volant [vimāna_1]; Rāma et Lakṣmaṇa partirent à sa recherche avec l'aide du roi des singes Sugrīva et de son général le fidèle Hanumān, qui franchit le détroit en volant et retrouva Sītā; l'armée des singes construisit une jetée de pierres [setu] pour franchir l'océan, et après une grande bataille Rāvaṇa fut vaincu par Rāma; cette victoire est célébrée à la fête de daśāha; Sītā, répudiée par Rāma, se jeta au bûcher, mais Agni l'épargna, et elle fut réunie à Rāma, qui reprit son trône à Ayodhyā pour un long règne de justice; Rāma est l'archétype du Roi Juste de Droit Divin; cf. Karuṇasāgara, Kākutstha, Dāśaratha, Raghunandana, Raghunātha, Rāghava, Rāmacandra, Mārīca | [paraśurāma] myth. np. de Paraśurāma «Rāma_1 à la hache»; cf. Jāmadagnya — f. rāmā femme charmante.
rāmānanda [ānanda] m. hist. np. de Rāmānanda «Joie de Rāma», brâhmane vaiṣṇava (~1380–1450), né à Prayāga; il popularisa la doctrine bhakti; il tenta de concilier l'Islam et l'Hindouisme, et d'abroger les distinctions de caste; Sant Kabir était son disciple, et continua son œuvre de réforme; le poète Tulasīdāsa appartint à son mouvement; Guru Nānaka Shah, fondateur de la religion Sikh, s'en inspira | hist. np. de Rāmānanda_1 Svāmī, né Ajaya Śarmā à Ayodhyā en 1738; considéré comme une incarnation d'Uddhava, il mena une vie d'ascète; il rencontra en rêve son maître Rāmānujācārya; il fonda l'ordre religieux [saṃpradāya] Uddhava_1 au Gurjara; son successeur fut son élève Svāmīnārāyaṇa | hist. np. de Rāmānanda_2 Sarasvatī_2 Svāmī (1867–1936), auteur de la Maṇiprabhā.
rāmānuja [anuja] m. myth. épith. de Kṛṣṇa comme frère cadet de Balarāma | phil. np. de Rāmānuja «Rāma junior», philosophe et mystique vaiṣṇava (~1050–1137) né Ilaya Perumal au Tamil Nadu; marié jeune, il s'établit à Kāñcīpuram, où il rencontra son premier guru, l'advaitavādin Yādavaprakāśa; il le quitta pour Yamunācārya, qui prêchait la doctrine de la non-dualité distinguée [viśiṣṭādvaita] qui raffinait la non-dualité simple [advaita] de Śaṅkara_1; il renvoya sa femme à sa famille pour devenir sannyāsin, et il vécut à Śrīraṅga où il prêcha la libération par la dévotion [bhakti] dans la soumission [prapatti]; il devint le Maître Rāmānujācārya, et eut de nombreux disciples, not. Nāthamuni; il admettait dans son ordre les hors-castes; il fonda 700 monastères dans le Karṇāṭaka, établit le temple de Veṅkaṭa à Tirupati, et celui de Tirunārāyaṇa à Melukoṭe près de mod. Mysore; il écrivit de nombreux ouvrages [navaratna] sur le vedānta, not. le Śrībhāṣya, le Vedāntasāra_1, le Vedāntadīpa et le Vedārthasaṃgraha; on lui doit aussi le Tantrarahasya et le Nityagrantha.
rāmabhadra [bhadra] m. myth. np. de Rāmabhadra, épith. de Rāma cher à Daśaratha | hist. np. du logicien Rāmabhadra_1 Sārvabhauma, fils de Janakīnātha Cūḍāmaṇi (16⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle); il est auteur d'un commentaire du Padārthatattvanirūpaṇa | hist. np. de nombreux autres personnages.
rāmacandra [candra] m. myth. np. du roi divin Rāmacandra, fils de Daśaratha; cf. Rāma | hist. np. du roi Rāmacandra_1, de la dynastie des Yādavās; il régna à Devagiri de 1271 à 1309; il fut défait par Ala-ud-din Khalji; son premier ministre était le lettré Hemādri_1 | hist. np. du grammairien Rāmacandra_2 du 15⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle, auteur de la Prakriyākaumudī.
rāmacandrapura [pura] n. géo. np. de Rāmacandrapura, ville d'Andhra au nord du delta de la Godāvarī; on y trouve le temple de Somarāma; c'est un pañcarāmakṣetra, on dit que le śivaliṅga Someśvara y fut installé par Candra.
rāmacandra
rāmacandra
rāmacarita [carita] n. lit. np. du Rāmacarita «Geste de Rāma», en 40 chants, composé par Abhinanda; il se base sur le Rāmāyaṇa, mais introduit des variantes | lit. np. du Rāmacarita_1, poème sanskrit à double sens dû à Sandhyākaranandī il glorifie à la fois le dieu Rāma et le roi Rāmapāla; aussi appelé Rāmapālacarita.
rāmacaritamānasa [mānasa] n. lit. np. du Rāmacaritamānasa «Recueil sacré de la geste de Rāma», épopée de Rāma en Hindī due à Tulasīdāsa.
rāmacarita
rāmacarita
rāmagiri [giri] m. géo. np. de la colline de Rāmagiri, près de Nāgapūra au Vidarbha (mod. Ramtek au Mahārāṣṭra).
rāmagupta [gupta] m. hist. np. de Rāmagupta, fils aîné de l'empereur Samudragupta; il régna brièvement (375–~380); selon la pièce Devīcandragupta, il avait lâchement abandonné son épouse Dhruvadevī capturée par un prince śaka ennemi; son frère cadet Kumāra Candragupta, déguisé en femme, s'introduisit dans le camp ennemi, châtia le rival, délivra Dhruvadevī, puis pour l'épouser assassina Rāmagupta, et monta sur le trône sous le nom de Candragupta_2 (vers 380).
rāmakṛṣṇa [kṛṣṇa] m. mod. np. du saint bengali śrī Rāmakṛṣṇa paramahaṃsa, né Thākūr (1836–1886); il prêcha une doctrine syncrétique combinant le vedānta et la bhakti; il fonda un āśrama à Belūr près de Calcutta; son principal disciple fut Vivekānanda, qui fonda la mission Rāmakṛṣṇa en 1897 | [rāmakṛṣṇakāvya] lit. np. du poème Rāmakṛṣṇakāvya, dû à Sūryadāsa; c'est un vilomākṣarakāvya de 36 vers; chaque vers a 4 pieds [caraṇa], les deux premiers ont pour sujet Rāma, et les deux suivants, obtenus en renversant l'ordre de leurs syllabes, ont pour sujet Kṛṣṇa | du. rāmakṛṣṇau myth. Rāma et Kṛṣṇa.
rāmakṣetra [kṣetra] n. géo. l'un des 5 lieux de pélerinage de Rāma en pays Andhra: Amarāvatī, Drākṣārāma, Somarāma, Kṣīrarāma et Kumārarāma; myth. l'asura Tāraka possédait un liṅga qui lui donnait la toute-puissance; Kumāra le cassa en 5 morceaux, qui tombèrent sur Terre aux 5 endroits, et furent établis comme śivaliṅga par respectivement Indra, Sūrya, Candra, Viṣṇu et Kumāra.
rāmakaṇṭha [kaṇṭha] m. hist. np. de Rāmakaṇṭha Bhaṭṭa, théologien du Kaśmīra du 10⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle (~950–~1000); il est l'auteur de la Paramokṣanirāsakārikavṛtti et d'un commentaire du Mataṅgaparameśvarāgama.
rāmakathā [kathā] f. myth. histoire de Rāma; elle est contée not. dans le Rāmāyaṇa, le Rāmacaritamānasa, le Rāmacarita, et le Rāmopākhyāna.
rāmaliṅgeśvara [liṅga-īśvara] m. myth. np. de Rāmaliṅgeśvara, l'un des 12 signes radieux de Śiva [jyotirliṅga], établi sur l'ile de Rāmeśvara; Rāma le consacra [liṅgapratiṣṭhā] à son retour de Laṅkā avec Sītā, en route vers Ayodhyā; il y expia le crime de brahmahatyā, ayant tué Rāvaṇa; Hanumān fut chargé de trouver le liṅga sur le mont Kailāsa; comme il tardait, au moment fixé par le jyotiṣa Sītā fit un liṅga de sable que Rāma consacra, et qui devint indestructible; c'est le Rāmanātha jyotirliṅga alors que le liṅga himalayen est le Viśvanātha, subalterne; d'autres sources disent que Rāma fit la consécration d'un liṅga de terre [pārthiva] avant son départ pour Laṅkā, afin d'obtenir la bénédiction de Śiva.
rāmapāla [pāla] m. hist. np. du roi Rāmapāla du Puṇḍravardhana (Bengale) (11⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle); Sandhyākaranandī écrivit son panégyrique Rāmapālacarita; il fonda le monastère bd. Jagaddala.
rāmapālacarita [carita] n. lit. np. du Rāmapālacarita, éloge du roi Rāmapāla; c'est une lecture du poème à double sens Rāmacarita_1.
rāmapāla
rāmapāla
rāmeśvara [īśvara] m. géo. np. de l'île de Rāmeśvara, au sud du Tamil Nadu, important lieu de pélerinage; cf. Rāmaliṅgeśvara | géo. temple de Rāmeśvara_1 à Bhuvaneśvara (11⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle).
rāmopākhyāna [upākhyāna] n. lit. np. du Rāmopākhyāna, «Geste de Rāma», contée par Mārkaṇḍeya à Yudhiṣṭhira au 3 ème livre du Mah.
rāma
rāma
रात्र rātra ifc. de rātri.
रावण rāvaṇa [vr. ravaṇa] a. m. n. f. rāvaṇā qui crie — m. myth. [Rām.] np. de Rāvaṇa «Hurleur», brâhmane fils de Viśravā et de Keśinī_2, roi-vampire [rākṣasa] de Laṅkā, chef du rakṣas; par ses austérités [tapas] il obtint de Brahmā de ne pouvoir être tué ni par les dieux [deva], ni par les génies [gandharva], ni par les trolls [yakṣa], ni par les ogres [rākṣasa]; il devint un tyran impie, et voulut dominer l'Univers; il se rendit au mont Kailāsa pour combattre les yakṣās de son demi-frère aîné Kubera; il assomma ce dernier, et lui déroba son char volant Puṣpaka; arrivé près de Śiva, il se moqua de Nandī venu l'arrêter, et qu'il traita de singe, provoquant sa malédiction qu'il périsse par les singes; il étreignit le mont Kailāsa qu'il fit trembler, espérant le ramener à Laṅkā comme autel pour sa mère agée, et même Pārvatī prit peur; Śiva avec son orteil lui écrasa les bras pendant 1000 ans, qu'il passa à pleurer et à le supplier; alors Śiva lui pardonna, lui donna un surcroît de vie et l'épée Candrahāsa; il rencontra dans les bois la belle Vedavatī, promise à Viṣṇu, vivant en ascète; il la profana en touchant ses cheveux, et elle se jeta dans le feu en faisant vœu de renaître au tretāyuga comme Sītā pour provoquer sa perte; il profana le sacrifice du roi Marutta, où étaient invités les dieux, et où officiait Saṃvarta; les dieux se cachèrent dans les matrices des animaux pour s'abriter; il combattit ensuite tous les rois; Purūravā, Gaya, Gādhi, Suratha, Duṣyanta s'avouèrent vaincus; Anaraṇya_1, roi d'Ayodhyā, le combattit en vain, et périt en le maudissant d'être vaincu par son descendant Rāma; Nārada lui remontra que tuer les hommes était indigne de lui, et qu'il devait plutôt se mesurer à Yama; il descendit dans les enfers combattre Yama, Mṛtyu et leurs hordes de démons tourmenteurs, mais Brahmā s'interposa, car sa parole ne pouvait être mise en doute; Rāvaṇa alla ensuite à Bhogavatī soumettre les nāgās, puis à Maṇimatī combattre les nivātakavacās, qui firent la paix avec lui après une longue guerre; il alla ensuite au royaume des eaux combattre l'armée de Varuṇa; puis il rentra à Laṅkā, enlevant des femmes et pillant tout sur son passage; il attaqua alors les dieux; il enleva et viola Rambhā, la plus belle femme du paradis d'Indra, bien qu'épouse de son neveu Nalakūbara; ce dernier le maudit de ne pouvoir séduire une femme non consentante, sous peine que sa tête éclate en sept morceaux; son fils Meghanāda soumit Indra, et devint Indrajit; Prajāpati vint demander clémence, et Indra fut libéré, en contrepartie de l'immunité d'Indrajit; il combattit Arjuna_1 Kārtavīrya, mais fut fait prisonnier de ses 1000 bras, et ne fut libéré que sur l'intervention de son aîeul Pulastya; il attaqua le roi des singes Vālī, occupé à ses rites du soir, mais celui-ci le saisit et l'attacha à sa ceinture, en faisant le tour des quatre océans; puis Vālī le libéra, et l'emmena à Kiṣkindhā où il accepta son offre d'alliance; lors de l'exil de Rāma à la forêt, grâce à la ruse de Mārīca métamorphosé en daim d'or [hemamṛga] pour éloigner Rāma, Rāvaṇa enleva son épouse Sītā qu'il emmena prisonnière à Laṅkā; il enferma Śani dans une citerne pour échapper à son influence, mais Hanumān l'en délivra, et d'un regard Śani noircit son palais d'or; il fut vaincu et tué par Rāma aidé de Hanumān, au terme d'une longue guerre où les singes et les ours étaient leurs alliés; il a un corps monstrueux, avec dix têtes [Daśagrīva] et vingt bras; on le représente parfois avec une onzième tête d'âne symbolisant sa folie; sa première reine est Mandodarī, qui lui donna pour fils Meghanāda-Indrajit, Atikāya et Akṣakumāra; cf. Dūṣaṇa, Śūrpaṇakhā, brahmāstra.
रायचूरु rāyacūru n. géo. np. de la ville-citadelle de Rāyacūru (mod. Raichur), au Nord-Est du Karṇāṭaka, à la frontière du pays Andhra; elle contrôle la riche plaine du doab de confluence de la Kṛṣṇā et de la Tuṅgabhadrā; le district fit partie des possessions des Cālukyās de Badāmi, puis des Rāṣṭrakūṭās, puis des Cālukyās de Kalyāṇī; son fort fut construit par Rudrāmbā, reine des Kākatīyās, en 1294; la ville fut mise à sac par les troupes du Sultanat de Delhi en 1312; elle fut conquise par le roi Kṛṣṇadeva Rāya de Vijayanagara en 1520, et reprise par le Sultanat de Bījāpur après la bataille de Tālīkota en 1565; elle fut capturée par Aurangzeb en 1686, puis passa au Nizam d'Hyderabad en 1724.
रायस् rāyas [g. rai] iic.
राशि rāśi m. amas, monceau, tas, pile; masse, quantité; groupe, multitude; ensemble | astr. groupe d'étoiles indiquant un signe du zodiaque (grec); il y en a 12, associés aux constellations: meṣa (Bélier), vṛṣa (Taureau), mithuna (Gémeaux), karkaṭa (Cancer), siṃha (Lion), kanyā (Vierge), tulā ou vaṇija (Balance), vṛścika (Scorpion), dhanus (Sagittaire), makara (Capricorne), kumbha (Verseau) et mīna (Poisson) | math. par ext. angle ou arc de 30° | math. nombre; résultat d'une opération arithmétique.
√ रभ् rabh [relié à labh] v. [1] pr. md. (rabhate) pp. (rabdha) pf. (ā, sam) s'emparer de, saisir; étreindre | désirer ardemment — dés. md. (ripsate) désirer saisir.
√ रच् rac v. [10] pr. (racayati) pp. (racita) pf. (vi) former, arranger, préparer; façonner, construire; faire faire ⟨2 acc.⟩ | exécuter, composer.
रचन racana [act. rac] n. préparation, composition; mise en œuvre — f. racanā préparation, composition | œuvre littéraire; style | production, fabrication; exécution | port (d'un vêtement); mise en formation (d'une troupe); préparation de l'empennage (d'une flèche); apprêt (d'une coiffure); fabrication (d'une guirlande de fleurs, d'un bâtiment, etc.) | myth. véd. np. de Racanā «Élaboration», épouse de Tvaṣṭā.
√ रद् rad v. [1] pr. (radati) gratter, griffer; mordre, mâcher; creuser; not. creuser un canal; ouvrir un chemin | lat. rodo; ang. rat; fr. rat.
√ रध् radh v. [4] pr. (radhyati) être asservi ou vaincu; arriver à maturité — ca. (randhayati) tourmenter; détruire.
raṅgadaivatapūjana [pūjana] n. soc. [«hommage aux divinités de la scène»] cérémonie rituelle d'offrande précédant une représentation théâtrale.
raṅgadaivata
raṅgadaivata
raṅgapañcamī [pañcamī] f. soc. 5⟨sup⟩e⟨/sup⟩ jour du festival de holī au Mahārāṣṭra, où l'on célèbre les couleurs.
raṅgaśāyin [śāyin] m. géo. np. de Raṅgaśāyī «Dieu des couleurs reposant (sur Śeṣa)», idole principale de Raṅganātha; il est représenté allongé face au Sud.
रङ्कु raṅku m. natu. espèce de cerf ou d'antilope.
रघु raghu [raṃh] a. m. n. f. raghvī rapide, léger, agile — m. myth. [Mah.] np. de Raghu «Agile», roi de la lignée solaire [sūryavaṃśa], fils de Dilīpa_2 et Sudakṣiṇā; il est père d'Aja, arrière grand-père de Rāma; il avait une auréole [prabhāmaṇḍala] en forme de lotus au dessus de la tête; [Raghuvaṃśa] il conquit l'Univers, et paya son guru par l'or que Kubera avait fait tomber en pluie dans ses coffres; cf. Kautsa; ou bien [Rām.] il est dit fils de Kakutstha et ancêtre de Rāma par son fils Pravṛddha.
raghunātha [nātha] m. myth. np. de Raghunātha «Seigneur de (la race de) Raghu», épith. de Rāma comme souverain d'Ayodhyā | géo. np. du grand temple de Raghunātha à Jammu (19⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle) | hist. np. de Raghunātha_1 Śiromaṇi (1475–~1550), principal logicien bengali du navyanyāya; enfant prodige, borgne, et arrogant, il fut l'élève de Vāsudeva_3 Sārvabhauma_1 puis de Pakṣadhara à Mithilā; il s'établit ensuite à Navadvīpa, et forma de nombreux élèves; on lui doit not. la Guṇakiraṇāvalīprakāśadīdhiti, la Tattvacintāmaṇidīdhiti, l'Ākhyātavāda, le Nañvāda, le Padārthatattvanirūpaṇa/Padārthakhaṇḍana, l'Ātmatattvavivekadīdhiti et la Dīdhiti | hist. np. de Raghunātha_2 Nāyaka, fils d'Acyutappa, régent éclairé de Thanjavur (1600–1633); lettré, il était poète, compositeur de pièces en sanskrit et en télugu, musicien, enseignant; son maître était Govinda_1 Dīkṣita | hist. np. de Raghunātha_3 Paṇḍita, lettré marathe du 17⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle, auteur du Rājavyavahārakośa.
raghunāthadāsa [dāsa] m. hist. np. du poète bengali Raghunāthadāsa «Esclave de Rāma», disciple de Caitanya, l'un des six pasteurs [gosvāmin] de Vṛndāvana; il composa le Muktācarita.
raghunātha
raghunātha
√ रह् rah v. [10] pr. (rahayati) pp. (rahita) pf. (vi) quitter, abandonner.
रैवत raivata [vr. revat] a. m. n. f. raivatī riche — m. myth. np. de Raivata «le Riche», 5⟨sup⟩e⟨/sup⟩ manu du kalpa | myth. épith. de l'un des 11 marutas, ou de Śiva | myth. np. de Raivata_1 «issu de Revatī», géant qui tourmente les jeunes enfants | myth. [Mah.] np. du Mont Raivata_2, près de Kuśasthalī; Ekalavya y habitait — n. épith. de divers hymnes [sāman].
रज्जु rajju f. corde | math. géométrie.
rajjum āsthā se pendre.
rajjusarpanyāya phil. maxime de la corde et du serpent, évoquant les erreurs de perception.
rajjum āsthā se pendre.
rajjusarpanyāya phil. maxime de la corde et du serpent, évoquant les erreurs de perception.
√ रक्ष् rakṣ [relié à rāj_1] v. [1] pr. (rakṣati) fut. (rakṣiṣyati) pft. (rarakṣa) aor. [3] (ararakṣat) pp. (rakṣita) pf. (abhi, pari, sam) protéger, défendre, garder; protéger de ⟨abl.⟩ | conserver, sauver | gouverner — ps. (rakṣyate) être protégé — ca. (rakṣayati) faire protéger — dés. (rirakṣiṣati) vouloir protéger.
vayam rakṣāmaḥ (devise de l'Indian Coast Guard) Nous protégeons.
vayam rakṣāmaḥ (devise de l'Indian Coast Guard) Nous protégeons.
रक्षा rakṣā [f. rakṣa] f. garde, défense, protection; sécurité | garde, sentinelle | [rakṣābandhana] soc. amulette (not. cordonnet porté au poignet).
√ रम् ram v. [1] pr. (ramati) pp. (rata) inf. (rantum) pfp. (ramaṇīya) aor. [4] (araṃsīt) pf. (abhi, ā, upa, ni, vi) véd. charmer, réjouir, satisfaire; not. satisfaire sexuellement — pr. md. (ramate) se reposer, rester auprès de ⟨loc. dat.⟩ | se réjouir, être heureux, s'amuser | se plaire à, trouver du plaisir à ⟨loc. i. inf.⟩; jouer ou faire l'amour avec ⟨i.-saha⟩ — ca. (ramayati) pp. (ramita) charmer, réjouir, rendre heureux; donner du plaisir à, jouir sexuellement avec — ca. (rāmayati) id. — dés. md. (riraṃsate) désirer sexuellement | gr. ηρεμα.
rantumanas a. m. n. qui pense à faire l'amour.
rantumanas a. m. n. qui pense à faire l'amour.
रमणीय ramaṇīya [pfp. [2] ram] a. m. n. f. ramaṇīyā aimable, charmant, agréable, plaisant.
rāmaṇīyārthapratipādakaḥ śabdaḥ kāvyam [Jagannātha_1] La poésie, c'est de dire des mots dont le sens est plaisant.
rāmaṇīyārthapratipādakaḥ śabdaḥ kāvyam [Jagannātha_1] La poésie, c'est de dire des mots dont le sens est plaisant.
रम्भा rambhā [f. rambha] f. myth. np. de la nymphe [apsaras] Rambhā «Ravie», plus belle femme du paradis d'Indra; elle fut enlevée par Rāvaṇa, bien qu'épouse de son neveu Nalakūbara; cf. Aśvahṛdayā.
रन् ran cf. raṇ.
रन्ध्र randhra [randh-ra] n. ouverture, trou, fente; fissure, blessure; cavité | phil. ouverture du corps humain (syn. chidra); on en compte 9: 1 bouche, 2 yeux, 2 narines, 2 oreilles, 1 anus et 1 orifice urino-sexuel, et parfois on ajoute en 10⟨sup⟩e⟨/sup⟩ la fontanelle [brahmarandhra] | math. symb. le nombre 9 | narine, vagin; fontanelle | défaut, imperfection; point faible; not. gorge d'un cheval.
रपस् rapas n. infirmité, blessure; maladie.
रस rasa m. suc, jus, mœlle; sirop, liquide; not. jus de fruits ou de canne à sucre | [méd.] fluide du corps, serum, chyle, sperme; potion, élixir | métal en fusion; mercure; minerai | goût, saveur; sensation; sauce | phil. [sāṃkhya] la perception [tanmātra] du goût [jihvā]; son régent [niyantṛ] est Varuṇa | phil. [vaiśeṣika] la qualité [guṇa] du goût | phil. [nyāya] l'un des 6 types de saveurs: madhura le sucré, amla l'acide, lavaṇa le salé, kaṭuka l'épicé, tikta l'amer, et kaṣāya l'astringent | math. symb. le nombre 6 | sentiment, émotion, caractère; humeur; affection | charme, agrément; plaisir, délice; condiment | lit. [Nāṭyaśāstra] expérience esthétique, mode artistique évoquant une émotion; la tradition en compte 9: śṛṅgāra l'érotique, hāsya le comique, karuṇa le pathétique, raudra la fureur, vīra l'héroïque, bhayānaka l'effroyable, bībhatsa l'odieux, adbhuta le merveilleux, et (plus tard) śānta le paisible; les émotions évoquées correspondent aux 9 émotions de base [sthāyibhāva] | phil. [Biardeau] jouissance esthétique dépersonnalisée aidant à transcender l'ego [ahaṃkāra] par l'expérience de l'émerveillement [camatkāra] — f. rasā ifc. jus de, suc de; goût de; émotion évoquée par — v. [11] pr. (rasayati) goûter, apprécier, ressentir | lat. ros; fr. raisin.
suputraḥ saptamo rasaḥ Un bon fils est comme un 7⟨sup⟩e⟨/sup⟩ délice.
suputraḥ saptamo rasaḥ Un bon fils est comme un 7⟨sup⟩e⟨/sup⟩ délice.
rasagaṅgādhara [gaṅgādhara] m. lit. np. du Rasagaṅgādhara «Śiva de l'émotion esthétique», traité de rhétorique et de poétique de Jagannātha_1 Paṇḍitarāja (17⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle).
rasamañjarī [mañjarī] f. lit. np. de la Rasamañjarī «Bouquet d'émotion esthétique», œuvre de Bhānudatta sur l'esthétique en poésie sanskrite.
rasaprakāśasudhākara [sudhā-kara_1] m. lit. np. du Rasaprakāśasudhākara, traité d'āyurveda dû à Yaśodhara_1.
rasaprakāśa
rasaprakāśa
rasataraṅgiṇī [taraṅgiṇī] f. lit. np. de la Rasataraṅgiṇī «Rivière d'émotion esthétique», œuvre de Bhānudatta sur les types de caractères en poésie.
rasavat [-vat] a. m. n. f. rasavatī plein de jus, succulent; savoureux | gracieux, agréable; charmant, élégant, de bon goût; spirituel | passionné, ému | humide, bien arrosé, irrigué | phil. [Udbhaṭa] figure rhétorique du développement achevé d'un mode esthétique [rasa] par l'utilisation de situations dramatiques [vibhāva]; opp. preyasvat.
rasikajīvana [jīvana] n. lit. np. du Rasikajīvana, anthologie de subhāṣita [subhāṣitasaṃgraha] composé vers 1660 par Gadādhara_2 Bhaṭṭa.
rasika
rasika
rasoddīpanasāmarthya [sāmarthya] n. lit. aptitude à stimuler un sentiment poétique.
rasoddīpana
rasa
rasoddīpana
rasa
rathakāra [kāra] m. charpentier, charron | soc. fils d'un māhiṣya et d'une karaṇī | véd. le rathakāra était un personnage important de la cour d'un roi; il avait à sa disposition un palais permettant de recevoir les assistants d'un sacrifice de cheval [aśvamedha] | soc. (par ext.) personne de caste mélangée.
rathakāranyāya [nyāya] m. gram. maxime à l'appui du fait que le sens conventionnel d'un mot [rūḍhārtha] a priorité sur son sens étymologique [yaugikārtha]; c'est ainsi qu'un homme de caste mélangée peut être désigné comme rathakāra sans être forcément un charron, et qu'inversement un brâhmane qui construit des chars n'est pas pour autant un rathakāra.
rathakāra
rathakāra
रथम् ratham [acc. ratha] iic.
रत्न ratna [rā_1] n. joyau, gemme, pierre précieuse; cf. mahāratna, uparatna, navaratna | perle — ifc. le meilleur parmi.
bhārata ratna mod. plus haute décoration civile indienne.
pṛthivyāṃ trīṇi ratnāni āpa annaṃ subhāṣitam | mūḍhaiḥ pāṣāṇakhaṇḍeṣu ratnasaṃkhyā vidhīyate | Il y a trois joyaux sur terre: l'eau, la nourriture et la bonne parole; ceux qui appellent joyaux des cailloux sont des imbéciles.
bhārata ratna mod. plus haute décoration civile indienne.
pṛthivyāṃ trīṇi ratnāni āpa annaṃ subhāṣitam | mūḍhaiḥ pāṣāṇakhaṇḍeṣu ratnasaṃkhyā vidhīyate | Il y a trois joyaux sur terre: l'eau, la nourriture et la bonne parole; ceux qui appellent joyaux des cailloux sont des imbéciles.
ratnākara [ākara] m. mine de joyaux | océan | bd. np. de Ratnākara «Adamantin», épith. de Buddha | hist. np. de rājānaka Ratnākara_1, poète du Kaśmīra du 9⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle; on lui doit le Haravijaya mahākāvya et la Vakroktipañcāśikā — ifc. lit. titre d'ouvrages — f. ratnākarā ifc. mine des trésors de.
ratnākaraśānti [śānti] m. hist. np. du bd. Ratnākaraśānti (11⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle), auteur de l'ouvrage de prosodie Chandoratnākara.
ratnākara
ratnākara
ratnāvalī [āvalī] f. collier de perles | myth. np. de Ratnāvalī «Rivière de diamants», une épouse de Citrasena; cf. Gālava | lit. np. de la Ratnāvalī_1, comédie de cour de Harṣa, dans le style nāṭikā; elle relate un épisode galant de la vie du roi Udayana | lit. np. de Ratnāvalī_2, héroïne du poème éponyme, fille du roi de Ceylan; le ministre Yaugaṃdharāyaṇa, ayant appris par une prophétie que l'homme qu'elle épousera deviendra le maître du monde, persuada son père d'accorder sa main au roi Udayana; elle fit naufrage, et fut recueillie dans sa cour comme demoiselle d'honneur de la reine Vāsavadattā_2 sous le nom de Sāgarikā; à la fête du printemps, elle tombe amoureuse du roi Udayana, se fait surprendre par la Reine en sa compagnie, et après de nombreuses péripéties pourra l'épouser.
ratna
ratna
ratnacakra [cakra] n. [«roue joyau»] roue de la souveraineté, attribut du monarque universel [cakravartin] | bd. not. roue de la Loi, symbolisant l'enseignement de Buddha; cf. dharmacakra.
ratnagotravibhāga [gotra-vibhāga] m. bd. np. du Ratnagotravibhāga, qui expose la doctrine Mahāyāna du tathāgatagarbha; aussi appelé Uttaratantra.
ratnaguṇa [guṇa] m. bd. np. du Ratnaguṇa ou Ratnaguṇasaṃcayagātha, texte de 302 vers précurseur de l'Aṣṭasāhasrikā Prajñāpāramitā en dialecte hybride bd. du sanskrit.
ratnakhaṇḍamañjūṣā [khaṇḍamañjūṣā] f. lit. anthologie.
ratnakīrti [kīrti] m. hist. np. du philosophe bd. Ratnakīrti (1⟨sup⟩e⟨/sup⟩ moitié du 11⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle), apôtre de la doctrine de l'exclusion [apohavāda]; on lui doit not. l'Apohasiddhi et le Santānāntaradūṣaṇa.
ratnaparīkṣā [parīkṣā] f. soc. appréciation des gemmes | lit. np. de la Ratnaparīkṣā «Appréciation des gemmes», traité de gemmologie [ratnaśāstra] de Buddhabhaṭṭa.
ratnaprakāśa [prakāśa] m. gram. np. du Ratnaprakāśa «Éclat des joyaux», commentaire du Mahābhāṣya par Śivarāmendra Sarasvatī_2 (17⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle).
ratnasaṃbhava [saṃbhava] m. bd. np. de Ratnasaṃbhava «Joyau né», jina gardien du Sud dans le panthéon du Mahāyāna, représenté en gén. en varadamudrā.
ratnatraya [traya] n. bd. les trois joyaux du bouddhisme: buddha, dharma et saṅgha | jn. les trois joyaux du jaïnisme: samyagdarśana, samyagjñāna et samyakcāritra.
रौद्र raudra [vr. rudra] a. m. n. f. raudrā f. raudrī violent, furieux, sauvage, terrible; funeste — n. férocité, sauvagerie | phil. [esthétique] le furieux, un des 9 modes artistiques [rasa]; il évoque le sentiment d'agressivité; on lui associe la couleur rouge et la divinité Rudra — m. astr. np. de Raudra «Furieux», personnifiant l'an 54 d'un cycle de vie [saṃvatsara] — f. raudrī myth. np. de Raudrī, śakti de Rudra.
ravicandra [candra] m. lit. np. du poète Ravicandra, qui donna un commentaire en śleṣa de l'Amaruśataka, une version étant érotique et l'autre ascétique.
ravigupta [gupta] m. hist. np. du lettré bd. Ravigupta (7⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle), auteur du Siddhasāra.
√ रञ्ज् rañj var. raj v. [4] pr. (rajyati) pr. md. (rajyate) v. [1] pr. (rajati) pr. md. (rajate) pp. (rakta) pf. (anu, vi) être coloré, se colorer; rougir, flamber | être ému par ⟨i.⟩, s'émouvoir; s'éprendre de, trouver son plaisir à, aimer ⟨loc.⟩ — ca. (rañjayati) pp. (rañjita) teindre, colorer; colorer en rouge; illuminer | se concilier, satisfaire, gagner qqn. | gr. ρηγος.
रे re interj. (méprisant) peuh!
re re interj. marque le mépris et l'irrespect
re re interj. marque le mépris et l'irrespect
रेणु reṇu [ri] m. grain ou particule de sable, poussière, pollen; poudre — f. myth. np. de Reṇu «Poussière», épouse de Viśvāmitra | myth. np. de Reṇu_1, épouse de Prasenajit, mère de Reṇukā.
रेणुक reṇuka m. soc. formule magique (servant à bénir des armes) — f. reṇukā myth. np. de Reṇukā, fille du roi Prasenajit et de Reṇu_1; elle épousa le sage [ṛṣi] Jamadagni; coupable de concupiscence à regarder les ébats érotiques du roi Kārtavīrya prenant son bain (var. tombant amoureuse du gandharva Citrasena en voyant son reflet dans la rivière), elle fut maudite par Jamadagni et condamnée à errer comme lépreuse; recouvrant sa beauté par sa dévotion à Śiva, elle revint à Jamadagni qui ordonna à ses fils de la décapiter; seul le plus jeune, Paraśurāma, obéit, et obtint comme vœu de la ressusciter, d'être lavé du péché de matricide, et de rendre leurs sens à ses frères rendus stupides par malédiction de leur père pour lui avoir désobéi; on dit qu'au moment de son exécution, elle embrassa une intouchable nommée Ellammā, pour la remercier de sa sympathie, et elles furent décapitées ensemble; lorsque Jamadagni pardonna, ils remit les têtes sur les corps par ses pouvoirs magiques, mais se trompa; Reṇukā revint à la vie avec un corps d'intouchable en tant que Māryammā, «Mère pluie», qui apporte la maladie (not. la variole) et la mort, mais aussi la guérison et la résurrection; un sanctuaire lui est consacré à Māhūr, dans le Mahārāṣṭra; elle est l'objet d'un culte-pélerinage à Saundatti, au nord du Karṇāṭaka, en commun avec Ellammā; on offre en sacrifice des boucs et des coqs à Māryammā, et des buffles à Ellammā; cf. Koṅkaṇā.
रेवत् revat [rai-vat] a. m. n. f. revatī riche, prospère; abondant; splendide — n. abondance, richesse, prospérité — f. revatī astr. 26⟨sup⟩e⟨/sup⟩ astérisme lunaire [nakṣatra], corr. à l'étoile ζ des Poissons; Pūṣā y préside; son symbole est une timbale | femme née sous le signe de cet astérisme | myth. np. de Revatī «Abondance», fille de Revata; [BhP.] née à l'ère du tretāyuga, elle alla avec son père à la cour de Brahmā et quand ils revinrent sur Terre c'était le dvāparayuga; les hommes étaient devenus plus petits, et pour marier cette géante son père ne trouva que Balarāma à sa taille.
√ रि ri var. rī v. [9] pr. (riṇāti) pr. md. (riṇīte) v. [4] pr. md. (rīyate) pp. (rīṇa) relâcher, libérer, émettre, faire aller; détacher de ⟨abl.⟩; accorder | se dissoudre, fondre, couler.
√ रिष् riṣ v. [4] pr. (riṣyati) pr. md. (riṣyate) pp. (riṣṭa) souffrir un dommage (matériel ou moral) — ca. (reṣayati) endommager; léser.
√ रिच् ric [relié à ri] v. [4] pr. md. (ricyate) aor. [2] (aricat) aor. [3] (arīricat) pp. (rikta) pf. (ati, ut, vi) se vider, être vidé; être libéré ou exempt de ⟨abl.⟩ | être détruit, périr — v. [7] pr. (riṇakti) laisser, lâcher, vider; évacuer, relâcher — ca. (recayati) pp. (recita) vider; libérer, émettre; abandonner | gr. λειπω; lat. linquo; all. leihen; ang. loan; ang. lend.
री rī cf. ri.
रीति rīti [act. ri] f. véd. mouvement; cours, courant | méthode, moyen; usage, coutume; manière, style | lit. style littéraire; mode de composition poétique | diction, manière de prononcer; il y en a trois principales: vaidarbhī, gauḍī et pāñcālī, auxquelles on ajoute lāṭikā, āavantikā et māgadhī | bronze; laiton; rouille, métal oxydé.
rītir ātmā kāvyasya [Vāmana_2] Le style est l'âme de la poésie.
rītir ātmā kāvyasya [Vāmana_2] Le style est l'âme de la poésie.
√ रिप् rip [relié à lip] pp. (ripta) tromper.
रिरंस् riraṃs [dés. ram] v. pr. md. (riraṃsate) désirer sexuellement.
रिराधयिष् rirādhayiṣ [dés. rādh] v. pr. (rirādhayiṣati) désirer accomplir; souhaiter réussir.
रोहिणी rohiṇī iic. f. de rohita.
rohiṇīkuṇḍa [kuṇḍa] n. myth. np. de la fontaine de libération Rohiṇīkuṇḍa, située près de la colline de Nīlagiri, au Puruṣottamakṣetra.
rohiṇī
rohiṇī
रोहित rohita [relié à lohita] a. m. n. f. rohiṇī rouge — m. la couleur rouge | sang | natu. zoo. Cyprinus rohita, poisson rouge | véd. nom de Rohita «Le Rouge», forme du Soleil comme créateur du monde | myth. np. de l'arc d'Indra «Rouge» | myth. np. du prince Rohitāśva — f. rohiṇī myth. np. de Rohiṇī «Rougeoyante», épith. d'Uṣā l'Aurore, fille de Prajāpati, avec laquelle il commit l'inceste primordial lors de la Création; cf. mṛgaśiras | myth. Rohiṇī_1 «(Aldébaran l'étoile) Rouge», fille de Dakṣa, épouse favorite de Soma-Candra; astr. sa symbolisation cosmologique en tant que 2⟨sup⟩e⟨/sup⟩ astérisme lunaire [nakṣatra], corr. à l'étoile Aldébaran; Prajāpati y préside; son symbole est la brouette | myth. Rohiṇī_2 «la (Vache) Rouge», fille de Kaśyapa et Surabhī, mère de Kāmadukh et du bétail | myth. [Mah.] Rohiṇī_3, 2⟨sup⟩e⟨/sup⟩ épouse de Vasudeva, qui éleva Balarāma en secret; [HV.] elle incarne sur Terre Surabhī | gr. ερυθρος; lat. ruber; ang. red; all. roth; fr. rouge.
rohitāśva [aśva] m. myth. np. du roi Rohitāśva «au Cheval rouge», fils de Hariścandra de la lignée solaire [sūryavaṃśa]; celui-ci acheta Śunaḥśepa à son père pour le sacrifier à Varuṇa à sa place; Cuñcu est son fils.
rohita
rohita
रोलम्ब rolamba m. abeille.
रोम roma_1 iic. de roman.
रोम roma_2 m. géo. la ville de Rome, l'état romain.
रोमन्थ romantha m. fait de ruminer, de mâcher — v. [11] pr. md. (romanthāyate) ruminer | lat. ruminare; fr. ruminer.
√ रु ru v. [2] pr. (rauti) pp. (ruta) pf. (vi) faire du bruit (bourdonner, gazouiller, etc.), retentir; crier, hurler; gémir — int. md. (rorūyate) hurler; rugir; tonner, vociférer | gr. ωρυομαι; lat. raucus, rūmor; fr. rumeur.
√ रुष् ruṣ_1 var. ruś v. [4] pr. (ruṣyati) pr. md. (ruṣyate) pp. (ruṣita, ruṣta) être irrité, s'irriter (contre ⟨g.⟩) — ca. (roṣayati) pp. (roṣita) exaspérer, irriter.
√ रुच् ruc_1 v. [1] pr. md. (rocate) pft. (ruruce) aor. [2] (arucat) aor. [5] (arociṣṭa) pp. (rucita) pfp. (rucya) pf. (abhi, pra, vi) luire, briller; être beau | sembler beau ou bon, être désirable, plaire (à ⟨dat. g.⟩) — ca. (rocayati) faire briller, illuminer; aimer, approuver | gr. λευκος; lat. lūceo; ang. light; all. Licht; fr. luciole.
tasmā upakhyānaṃ na rocate l'histoire ne lui plaît pas.
tasmā upakhyānaṃ na rocate l'histoire ne lui plaît pas.
√ रुद् rud_1 v. [2] pr. (roditi) v. [6] pr. (rudati) pr. md. (rudate) v. [1] pr. (rodati) pr. md. (rodate) imp. (rodi) pp. (rudita) ppr. (rudat) pleurer; gémir, se lamenter; crier | pleurer qqn. ⟨acc.⟩ — ca. (rodayati) faire pleurer | lat. rūdo.
√ रुध् rudh_2 v. [7] pr. (ruṇaddhi) v. [6] pr. (rundhati) pr. md. (runddhe) aor. [2] (arodhat) pp. (ruddha) ppr. (rundhat) inf. (roddhum) pf. (anu, ava, upa, ni, vi, sam) barrer, arrêter, bloquer, entraver; obstruer, empêcher, retenir, enfermer | assiéger, cerner; investir, opprimer — ps. (rudhyate) être combattu; combattre — ca. (rodhayati) faire arrêter; faire assiéger, faire attaquer; tourmenter.
रुद्र rudra [rud_1-ra] m. myth. véd. np. de Rudra «Tourmenteur» [«qui fait pleurer»], ou «Furieux» [«dont la nature est raudra»]; sauvage chef des souffles [marut], divinité terrible; aussi épith. d'Agni et prototype véd. de Śiva; en tant que Mṛgavyādha il perça Prajāpati de sa flèche lors de l'inceste primordial, et l'épingla au Ciel comme Mṛgaśiras; astr. lui-même préside le nakṣatra Ārdrā (Bételgeuse) | phil. il incarne la Colère métaphysique; à la fin du Monde [kalpānta] il émane des têtes du dragon d'éternité Ananta pour détruire l'Univers dégradé | pl. rudrās myth. les Rudrās, aspects de Rudra, fils de Surabhī; cf. ekādaśarudrās — f. rudrā myth. [Mah.] np. de Rudrā, l'une des 7 «mères (dangereuses) aux enfants» [śiśumātaras] associées à Skanda.
रुद्रट rudraṭa m. hist. np. du poète Rudraṭa; il vivait au Kaśmīra au 9⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle; on lui doit le traité de poétique Kāvyālaṃkāra_1.
rudrākṣa [akṣa] m. natu. bot. Elæocarpus sphæricus, petit arbre aux feuilles lancéolées, aux fleurs blanches groupées; son fruit, une graine brune et ridée, est utilisé en médecine — n. [«œil de Rudra»] sa graine, dont on fait des chapelets; myth. elle est sacrée à Śiva, car issue des larmes que Rudra versa quand il dut détruire Tripura; syn. mālāphala.
rudrāmbhā [ambā] f. hist. np. de Rāṇī Rudrāmbā ou Rudramadevī, fille du roi des Kākatīyās Gaṇapatideva qui régnait à Ekaśilā (mod. Warangal); celui-ci n'ayant pas d'héritier mâle, il organisa une cérémonie de putrikā pour la nommer prince héritier sous le nom de Rudradeva; elle lui succéda à l'âge de 14 ans, et régna de 1259 à 1289; elle épousa le prince Cālukya de l'Est Vīrabhadra_1; son règne futt une succession de guerres; elle mourut en combattant le kāyastha rebelle Ambadeva; son petit-fils Pratāparudra_1 lui succéda.
rudra
rudra
rudrayāmala [yāmala] n. [rudrayāmalatantra] lit. np. du Rudrayāmala tantra; ce texte antique contient not. des enseignements médicaux et chimiques, mais aussi des techniques de libération ésotériques kaula; un autre texte homonyme date du 14⟨sup⟩e⟨/sup⟩ siècle; cf. Parātriṃśikā, Vijñānabhairava.
√ रुह् ruh_1 [relié à rudh_1] v. [1] pr. (rohati) v. [6] pr. (ruhati) pft. (ruroha) aor. [2] (aruhat) pp. (rūḍha) pf. (adhi, ava, ā, pra) croître, naître, apparaître; se lever (Soleil) | monter, germer, pousser | cicatriser, guérir (blessure) — ca. (rohayati) ca. (ropayati) élever, faire pousser; planter — dés. (rurukṣati) désirer croître.
√ रुज् ruj_1 v. [6] pr. (rujati) pf. (ā) briser, détruire | faire du mal, tourmenter ⟨acc. g.⟩ | gr. λυγρος; lat. lūgeo.
रुक्मिन् rukmin [ruc_1-min] n. myth. [Mah.] np. de Rukmī «Orné d'or», fils de Bhīṣmaka, adversaire de Kṛṣṇa, vaincu par Balarāma — f. rukmiṇī myth. [Mah.] np. de Rukmiṇī, sa sœur; promise par son père à Śiśupāla, elle aimait en secret Kṛṣṇa, qui l'enleva à sa demande; par lui elle enfanta de Pradyumna; on l'identifie à Lakṣmī.
रुरु ruru [red. ru] m. natu. zoo. Cervus duvauceli, cerf barasingha | myth. [Mah.] np. de l'ermite Ruru, fils de Pramati et de Pratāpī; à l'ermitage de Sthūlakeśa il tomba amoureux de la nymphe Pramadvarā; le jour de leur mariage, celle-ci mourut d'une morsure de serpent; Ruru la ressuscita en lui offrant la moitié de sa vie; Śunaka est leur fils; Ruru était devenu l'ennemi des serpents qu'il voulait exterminer; un jour il rencontra un serpent dundubha, qui était Sahasrapāda maudit par Khagama, et qui reprit forme humaine pour l'en dissuader | myth. np. de l'ondin [dānava] Ruru_1 «Démon cerf»; il fut vaincu par la Déesse.
रूप् rūp [vn. rūpa] v. [10] pr. (rūpayati) pp. (rūpita) pf. (ni, pra, prati) figurer, représenter (not. sur la scène), exprimer par gestes.
रूप rūpa n. figure, forme; signe | apparence, extérieur, image; couleur; espèce | grâce, beauté | phil. [sāṃkhya] la perception [tanmātra] de la vue [cakṣus]; son régent [niyantṛ] est Āditya | phil. [vaiśeṣika] la propriété [guṇa] de la forme ou aspect | bd. la forme, un des 5 agrégats [skandha] de l'ego — ifc. semblable à (comme le fr.-aire: sūryarūpa solaire).
rūpaṃ kṛ prendre la forme de [nom.].
kṛṣṇo rūpaṃ kṛtvā ayant pris une forme noire.
rūpaṃ kṛ prendre la forme de [nom.].
kṛṣṇo rūpaṃ kṛtvā ayant pris une forme noire.
rūpārūpa [arūpa] a. m. n. f. rūpārūpā phil. à la fois avec forme et sans forme; se dit de Candramaulīśvara.
रूपक rūpaka [rūpa-ka] a. m. n. f. rūpakā allégorique, figuratif — f. rūpakā ifc. qui a la forme de; similaire à — m. pièce (d'or ou d'argent), monnaie — n. lit. rhét. [alaṃkāra] identification métaphorique, où l'on compare l'upameya à l'upamāna; simile, allégorie | image; ressemblance; signe; symptôme | lit. l'un des 10 genres majeurs de théâtre, le plus estimé étant le nāṭaka; cf. Daśarūpaka | mus. cycle rythmique [tāla] comprenant 1 druta et 1 laghu.
रूपि rūpi iic. de rūpin.
rūpyaratnaparīkṣā [ratnaparīkṣā] f. l'examen de monnaies et de joyaux, l'un des 64 arts [kalā].
rūpya
rūpya
